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Le système eau pure Unger : technologie, comparatifs et bonnes pratiques
Le développement des énergies renouvellables fait partie des choix politiques énergétiques important fait dans beaucoup de Pays dont la France. Au delà des particuliers, nombre d'entreprises ont fait le choix ou ont été mis dans l'obligation de s'équiper de source de production d'électricité en panneau photovoltaique.
Ainsi, depuis quelques années, tout construction de bâtiment neuf de plus de 1000m2 est assortie d'une obligation de proposer sur 33% de la surface une couverture en panneau solaire ou un toit végétalisé. Retrouvez toute la gamme de matériel de nettoyage professionnel en eau pure pour vitres et panneau solaire.
Introduction : pourquoi nettoyer les panneaux solaires ?
La production électrique d’une installation photovoltaïque dépend directement de la transparence des modules. Des études menées par différents fabricants et laboratoires européens montrent qu’un encrassement progressif peut réduire le rendement de 10 à 30 %, selon l’environnement et la période d’échec à l’entretien.
Les principaux contaminants responsables de cette perte de performance sont : la poussière minérale, les fientes d’oiseaux, le pollen, les embruns marins, les dépôts industriels (suie, hydrocarbures) et les traces calcaires laissées par une eau insuffisamment déminéralisée. Certaines régions peuvent être plus impactées que d'autres avec des dépots de vent de sable venant des pays nord Africains notamment dans la partie Sud de la France, mais aussi des dépôts de pollen de pin (poussière verte collante).
Rappel réglementaire : les constructeurs de modules solaires intègrent dans leurs conditions de garantie l’obligation d’un entretien régulier. L’absence de maintenance peut entraîner la déchéance de la garantie produit. Technologie clé : l’eau purée (TDS < 10 ppm) est aujourd’hui le standard de nettoyage professionnel, car elle ne laisse aucune trace après séchage. |
Le système eau pure Unger : présentation
Unger est un fabricant allemand spécialisé dans les outils de nettoyage professionnel depuis 1964. Sa gamme dédiée au nettoyage de vitrages, lavage de bardages d'entrepôts et de panneaux solaires repose sur la technologie de l’eau pure déminéralisée distribuée par une perche télescopique. Ce système est particulièrement adapté aux techniciens intervenant sur des toitures, ombrages parking ou grandes surfaces inclinées. La technologie Unger est à ce jour la plus aboutie et surtout la gamme professionnelle la plus large du marché. Unger a d'ailleurs intégré le groupe Américain Bissel.
Composants du système Unger HiModular
• Perche télescopique HiModular : en fibres de verre ou de carbone, hauteur variable (3 à 15 m selon modèle), légère et rigide. Retrouvez toute la gamme de perche nLitre carbon HiMod et perche carbone nLite Unger professionnel au meilleur prix.
• Tête de lavage avec brosse demi-ronde : soies en nylon doux adaptées aux surfaces encapsulées. Rincçage intégré via buses centrales.
• Raccordement flexible : tuyau intégré à la perche, longueur jusquà 30 m, pression recommandée 2-4 bar.
• Unité de filtration Unger nLITE : compatible osmoseur et résine, connectée en amont du tuyau, disponible en version fixe ou trolley mobile.
Principe de fonctionnement
L’eau du réseau ou d’un réservoir est filtrée en amont (pré-filtre sédiments, charbon actif), puis passe dans le module de déminéralisation (osmoseur ou résine). L’eau produite, dont le TDS (Total Dissolved Solids) est inférieur à 10 ppm, est acheminée jusqu’à la tête de brosse. Elle se charge naturellement de la saleté et s’évapore sans laisser de résidu calcaire ou organique.
Le contrôle de la qualité de l’eau est assuré par un TDS-mètre électronique (stylo numérique) : la lecture doit être effectuée avant chaque chantier. Un TDS supérieur à 15 ppm en sortie de filtre impose un remplacement ou une régénération du module.
Comparatif des systèmes de filtration : osmoseur vs résine
Deux technologies sont utilisées en pratique pour produire l’eau pure nécessaire au nettoyage par perche. Chacune présente un profil technique et économique distinct qu’il convient d’évaluer selon le contexte d’utilisation. Les filtres DI hydro-power de Unger sont trés mobiles et existent en différentes tailles de production. Les systèmes de filtration Unger à osmose inverse sont eux réservés à de gros chantiers de nettoyage et leur mobilité même si elle existe est moins intuitive que la gamme DI.
Tableau comparatif synthétique des système de filtration eau pure
| Critère |
Osmoseur inverse (RO) |
Résine désionisante filtre DI |
| Principe |
< 10 ppm (typiquement 2-5 ppm) |
< 1 ppm (eau ultra-pure possible) |
| TDS sortie (ppm) |
Modéré (5–25 L/min selon membrane) |
Élevé (30–80 L/min selon colonne) |
| Débit de production |
Modéré (5–25 L/min selon membrane) |
Élevé (30–80 L/min selon colonne) |
| Coût d'installation |
1 000 – 4 000 € (unité fixe ou mobile) |
300 – 1 500 € (colonnes échangeuses) |
| Coût de maintenance |
Remplacement membranes : 150-400 €/an |
Régénération ou remplacement résines : 200-600 €/an |
| Durée de vie |
Membranes : 2-5 ans selon qualité eau |
Résines : 6-18 mois selon usage et dureté |
| Consommation électrique |
Pompe basse pression (~50 W) |
Aucune (gravitaire ou pompe légère) |
| Dépendance eau d'entrée |
Forte : TDS entrant impacte la durée de vie |
Modérée : résines se saturent plus vite si eau dure |
| Compacité / mobilité |
Encombrant – mobilité réduite - adapté aux chantiers importants |
Très compact – idéal sur perche Unger (HiModular) |
| Préchauffage nécessaire |
Non (efficace à partir de 10°C) |
Non |
| Rejet d'eau |
Oui (~30-50 % rejeté selon membrane) |
Non – 100 % de l'eau est utilisée |
| Idéal pour |
Grandes installations, site fixe, fort volume quotidien |
Équipe mobile, surface modérée, besoin de flexibilité |
L’osmoseur inverse (RO) : analyse détaillée
Avantages
• Production d’eau de qualité constante indépendamment de la dureté initiale du réseau.
• Moins d’interventions manuelles : la membrane supporte des volumes importants sans surveillance rapprochée.
• Adapté aux sites avec raccordement fixe : installations industrielles, fermes solaires, ombrages parking.
• Système Unger nLITE Ion disponible en configuration osmoseur intégré + résine de polissage pour atteindre 0-1 ppm.
Inconvénients
• Rejet d’eau important (également appelé « concentrate ») : jusqu’à 50 % de la consommation totale, contraignant dans les zones en restriction hydrique.
• Sensible au gel : les membranes semi-perméables ne tolèrent pas des températures inférieures à 4°C.
• Débit limité pour les petites unités portables : pas adapté aux interventions rapides sur petits sites.
• Coût d’investissement initial plus élevé.
La résine déionisante filtre DI Unger : analyse détaillée
Avantages
• Système ultra-compact : les filtres Unger DI s’adaptent directement sur le chariot ou dans le coffre d’un utilitaire.
• Pas de rejet : 100 % de l’eau est valorisée.
• Mise en service immédiate : aucun temps de montage ou de préchauffage.
• Débit instantané élevé (30 à 80 L/min selon la colonne) : idéal pour les grandes surfaces traitées rapidement.
• Faible TDS en sortie (< 1 ppm) : qualité supérieure à l’osmoseur standard sans post-polissage.
Inconvénients
• Durée de vie des résines directement liée à la dureté de l’eau : en zone TH > 30°f, les résines s’épuisent rapidement (parfois en quelques jours).
• Remplacement fréquent sans pré-traitement : coût récurrent élevé si l’eau locale est très calcaire.
• Controle TDS obligatoire avant chaque utilisation : l’épuisement est progressif et invisible à l’oeil nu.
• Les résines usées nécessitent une gestion spécifique (régénération chimique ou élimination contrôlée).
Recommandation de configuration
Pour un prestataire mobile (surface < 500 m²/jour, eau TH < 25°f) : résine seule ou résine + pré-adoucisseur.
Pour un prestataire sur grande installation semi fixe (> 500 m²/jour, TH > 25°f) : osmoseur + résine de polissage.
Dans tous les cas : mesure du TDS en entrée et en sortie avant chaque intervention, traçabilité recommandée. |
Périodicité d’entretien recommandée
La fréquence de nettoyage des panneaux photovoltaiques ne peut pas être standardisée à l’échelle nationale : elle dépend de l’environnement immédiat de l’installation, de l’inclinaison des modules, de la période de l’année et du seuil de perte de rendement accepté par le client. Le tableau ci-dessous constitue une base de référence professionnelle.
| Type d'environnement |
Contaminants principaux |
Nettoyage eau pure |
Inspection / contrôle |
| Zone urbaine / industrielle |
Dépôts de suie, particules fines |
Mensuelle |
Trimestrielle |
| Zone rurale / agricole |
Pollen, poussières, fientes |
Tous les 2 mois |
Semestrielle |
| Zone littorale / marine |
Sel, humidité, biofilm |
Mensuelle |
Trimestrielle |
| Zone désertique / sèche |
Sable, poussière minérale |
Bimensuelle |
Trimestrielle |
| Environnement standard |
Dépôts généraux mixtes |
Trimestrielle |
Annuelle |
Indicateurs déclencheurs d’une intervention urgente
• Fientes d’oiseaux localisées sur plus de 2 % de la surface active d’un module (effet d’ombrage ponctuel = hotspot potentiel).
• Perte de production mesurée > 5 % par rapport à la courbe de référence (monitoring via onduleur).
• Accumulation visible de poussière ou de mousse (zones à faible inclinaison < 10°).
• Présence de dépôts calcaires suite à une intervention précédente avec eau de mauvaise qualité.
Calendrier type pour zone tempérée (France métropolitaine)
• Février-mars : nettoyage de printemps post-hiver. Élimination des dépôts hivernaux (mousses, lichens naissants, pollen précoce).
• Juin : nettoyage pré-été. Optimisation pour la période de production maximale (solstice d’été).
• Septembre : nettoyage post-été. Élimination des résidus de pollen, insectes, poussières estivales.
• Décembre (optionnel) : inspection visuelle et nettoyage si dépôts importants liés à la période de chauffe (zones de combustion à proximité).
Estimation des coûts d’entretien
L’estimation ci-dessous porte sur une activité de prestataire spécialisé effectuant le nettoyage pour le compte de tiers (particuliers, professionnels, exploitants de centrales). Les chiffres sont donnés à titre indicatif et doivent être calibrés selon la structure de coûts propre à chaque entreprise.
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